Alain Jean-Marie est la musique incarnée.

Il joue avec moi depuis mes premières expériences musicales en transformant mes maladresses tout en respectant mon imaginaire. Nous avons commencé aux 7 Lézards, puis au Théâtre de la Vieille Grille, avec parfois des invités comme la flûtiste Emilie Calmé.

Notre duo Abandon à la nuit est une rencontre entre différentes mémoires musicales et poétiques (chants baroques, airs d’opéra, Lied allemand, jazz, improvisation, polyrythmies afro-américaines et caribéennes...) et la création. La plupart des chants sont interprétés en langue originale, sans amplification. Le piano et la voix sont à la fois solistes et accompagnateurs, et créent un tissage original  entre ces différents univers musicaux.


"Une théâtralité prend forme à partir de la musique, le pianiste et son instrument constituent le noyau central avec lequel le corps et la voix de la chanteuse entrent en relation. Apparitions disparitions, chants dans l’ombre, silences dans la lumière… C’est ainsi que se crée une polyrythmie sonore et visuelle du proche et du lointain, toujours réinventée.
Chaque représentation est un événement unique qui repose sur l’équilibre entre les formes reconnaissables et les formes inconnues nées de l’instant et inspirées par la démesure de l’improvisation." ( Anne Quesemand du Théâtre de la Vieille Grille).

 



En 2010 nous avons enregistré l'album Abandon à la nuit, produit par Xavier Demulder, avec Vincent Ségal, Xavier Desandre Navarre et Roger Raspail.

« Abandon à la nuit me suggère l'idée d'une porosité entre les cultures différentes qui ont nourri nos sensibilités; l'appropriation délibérée de la musique à travers les âges et les civilisations n'exclut pas le respect que nous portons aux oeuvres dont nous nous inspirons, mais l'improvisation et le jazz sont le terrain, le terreau de notre rencontre qui aboutit à une créolité musicale, celle-ci étant le fruit de l'interpénétration de nos apports respectifs. » Alain Jean-Marie


 

 

Culture Jazz,  La vitrine de janvier 2011 chronique de  Jean Buzelin  pour le cd  Abandon à la nuit :
Quel beau disque ! On connaît, bien sûr, ce grand pianiste de jazz qu’est Alain Jean-Marie, musicien attachant, sensible, présent et à l’écoute, toujours juste quels que soient le contexte, l’expression et l’environnement musicaux. De sa rencontre, il y a déjà longtemps, avec la chanteuse italo-suisse Morena Fattorini qui pratique les musiques anciennes et les mélodies classiques, un duo s’est créé, s’est façonné pourrait-on dire, lentement mais profondément, passionnément. Ce long travail d’écoute, de connaissance, de partage des cultures, de mise en commun de répertoires et de pratiques que tout semblait opposer, a fini par donner naissance à ce disque magnifique, d’une grande beauté et d’une cohérence qu’on serait bien en peine de trouver chez ces nombreuses productions de ce fourre-tout qu’on étiquette world music. Enchaîner ainsi airs baroques, mélodies classiques, morceaux des Caraïbes, compositions personnelles — et je n’ai pas parlé de la qualité des textes des auteurs choisis —, et réussir à faire de tous ces éléments une œuvre cohérente, est un véritable tour de force comme seuls les grands artistes, les plus conscients, parviennent à réaliser.
Et sans se renier, la beauté et la précision du chant s’épanouissent sur le contrepoint jazzy du piano ; quelques amis musiciens intervenant judicieusement par-ci par là. Je cite volontiers quelques lignes de la feuille du service de presse, pour une fois intelligente : « Son duo (Morena Fattorini) avec Alain Jean-Marie est le fruit de ces diverses expériences, synthèse épurée de la rencontre des musiques populaires noires d’Amérique, des musiques classiques sacrées, profanes et populaires d’Europe et des musiques inspirées par les muses du quotidien ; il trouve aujourd’hui un aboutissement avec l’enregistrement d’Abandon à la nuit. »
 Enregistrement qui bénéficie d’une belle prise de son de Philippe Teissier du Cros, et d’un travail soigné du producteur Xavier Demulder.
 Un cadeau précieux à faire et à se faire.

::JB ::.

 

Télérama Sortir, février 2014, chronique de Michel Contat :
« Un duo qui étonne et ravit, car la chanteuse vient du classique, écrit ses paroles, et Alain Jean-Marie, on le sait, est un accompagnateur incomparable. Leur Abandon à la nuit ne s’oublie pas.  »

 

So Jazz-Février Mars 2011, chronique de Jacques Denis pour Abandon à la nuit :
« Depuis 1999, Morena Fattorini et Alain Jean-Marie forment un duo atypique, une rencontre du troisième type qui hante les nuits parisiennes. Elle, chanteuse venue du lyrique, lui, pianiste onirique. Ensemble, ils font dialoguer l’écrit, et l’improvisé, le savant et le populaire, pour façonner une expression qui tient tout autant de la tradition des Lieder et du baroque qu’elle doit au jazz. D’Hermeto Pascoal à Al Lirvat, de Manuel de Falla à Henry Purcell, ces univers éloignés se trouvent transfigurés par cette alchimie sensible que l’on nomme musicalité. »



Le Monde,  20 août 2010, chronique de Francis Marmande :

"Alain Jean-Marie vient de publier avec la chanteuse Morena Fattorini un album rare. Jazz et pas jazz, improvisation contrôlée, finesse:   Abandon à la nuit ".


« A SAD LOVE SONG » le CD de la solidarité paroles et musique de MUMIA ABU-JAMAL

 

 



LA SAGA D’UNE CHANSON … Il faut considérer ce que représente une pareille composition. Mumia ne connaissait pas le solfège et son initiation s’est faite grâce à un professeur qui vient lui rendre visite, à travers la vitre en triple verre sécurité, sans instrument et sans partition … La suite fut l’affaire du pianiste et compositeur français Alain Jean-Marie qui s’acquitta de l’orchestration, en compagnie de la chanteuse Morena Fattorini et de quatre autres musiciens ( John Betsch, Roger Raspail, Mathias Alamanne, Michele Rosciglione Tous acceptèrent d’abandonner leurs droits au profit de la défense. Mumia a dédié cette balade à son épouse Wadiya, mais au-delà elle s’adresse à tous ceux et toutes celles qui luttent pour un monde sans peine de mort, sans prison, un monde de justice, d’amour et de beauté. Un grand merci à Jacques Lederer, une des chevilles ouvrières du Collectif français de soutien à Mumia, sans qui ce beau projet – né de sa rencontre avec Mumia dans le couloir de la mort en 2009 – ne serait pas devenu réalité.

 

Nemhum talvez _ Abandon à la nuitHermeto Pascoal
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Wadiya's SongMumia Abu -Jamal
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